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Grâce à Monseigneur Le Mée…
Avril 2008… avril 1858 : il y a 150 ans que les premières Filles du Saint-Esprit arrivaient à Yffiniac ! (près de Saint-Brieuc, France). Et elles y venaient grâce à Monseigneur Le Mée, originaire de ce lieu -sa maison natale est toujours à l’entrée de la communauté et la rue porte son nom-. C’était déjà par les soins de Monseigneur Le Mée, évêque de Saint Brieuc, alors qu’il était vicaire général et supérieur ecclésiastique de la Congrégation, que la Maison-Mère avait été transférée de Plérin à Saint-Brieuc. Les premières sœurs étaient venues à Yffiniac « pour l’instruction des enfants, le soin des malades et l’entretien de l’église ». Pendant 150 ans, 75 sœurs se sont succédées au milieu de cette population, partageant sa vie, ses joies, ses espoirs mais surtout ses deuils, ses peines et ses soucis ! 
Ce dimanche 27 avril, une trentaine de sœurs est venue se joindre aux participants de la messe paroissiale, pour rendre grâce à Dieu, avec la communauté des religieuses, de tout ce qui a été vécu « Nous, les sœurs, nous reconnaissons avoir beaucoup reçu de vous, par vous et c’est notre joie. Et notre joie est grande parce qu’au milieu de nous, trois religieuses sont natives de la paroisse : sœur Jeanne, de la Congrégation de la divine Providence de Créhen, deux Filles du Saint-Esprit : Annick Rault et Monique Blanchard, notre provinciale actuelle. »
Développant l’Evangile du jour, -aimer comme le Christ a aimé et être porteur de la Bonne Nouvelle-, le Père Maurice Gauthier voyait Mgr Le Mée (1794-1858), avant d’envoyer des sœurs à Yffiniac, prier d’une prière partant d’un regard sur la vie du monde : enfants peu scolariés, malades pas soignés… « Qui enverrai-je ? Vue prophétique que celle qui prévoit un meilleur avenir, dans la présence accordée aux plus démunis, aux plus délaissés ! » Trois cents ans après le temps des Fondatrices les sœurs sont là, avec le souci d’être présentes en s’adaptant : présence fraternelle aux malades, aux malentendants, aux catéchumènes, à la liturgie, aux groupes de prière… « Elles rappellent surtout que le matériel ne suffit pas pour donner sens à la vie. Leur témoignage nous dit qu’on peut être heureux dans une communauté qui vit le partage dans le don total au Seigneur : Folie pour le monde, sagesse pour Dieu ».
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