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De l'arbre "international" à l'arbre "global"


L'Arbre décrit dans le bulletin n° 72 des Filles du Saint-Esprit faisant référence à la célébration de la Famille Spirituelle qui a eu lieu à l’île Blanche durant l'été 2017, a renouvelé pour moi les souvenirs de mon expérience en tant que Fille du Saint-Esprit. L'année du 350ème anniversaire de la naissance de Marie Balavenne a été un excellent choix pour nous permettre à tous et à toutes de revenir à nos origines, une réponse à la demande du Pape François à tous les religieux, lors de son discours au début de l'Année de la Vie Consacrée, de revenir à leur charisme fondateur : " Nous ne devrions jamais oublier l'énoncé prophétique. " Les FSE ont toujours répondu au mieux pour répandre l'évangile partout où elles sont allées. Comme nous étions et sommes toujours une des rares congrégations ayant comme patron le Saint-Esprit, nous sommes encore souvent interrogées sur notre spiritualité.

Je me considère privilégiée car quand je suis entrée dans la congrégation, il y a plus d'un demi-siècle, nous, les novices, avions une formatrice française qui nous présentait comme fondateur de la congrégation Jean Leuduger, un spécialiste de la théologie du Saint Esprit par son livre "Bouquet de la mission" ; son portrait occupait une place prépondérante dans chaque communauté. J'ai choisi d'ajouter le Saint Esprit à mon nom de religieuse mais le plus important pour moi a été d'avoir eu le privilège de prononcer mes vœux définitifs à la maison Mère, à Saint Brieuc, juste à côté du lieu de naissance de la Congrégation !

L' Arbre de la Congrégation, dans son histoire, a été frappé par de nombreuses tempêtes. Il a cependant échappé de justesse lors de la Révolution française : je me souviens avoir lu quelque part, dans les archives de la Maison-Mère, que Napoléon avait sur son bureau le document prêt pour la dissolution de la Congrégation quand sa mère plaida pour les sœurs qui, disait-elle, soignaient ses soldats blessés. La dissolution n'a pas eu lieu.

Les lois anticléricales en France, au début du XXe siècle, ont encore été un long combat entre l'Église et l'État qui conduisit à leur séparation. La peur : que le gouvernement remette à l'ordre du jour la dissolution de la congrégation ; elle mena alors une bataille sans faille pour sa survie. Cependant les écoles furent prises en charge par l'Etat et les sœurs durent se réfugier en Belgique, en Hollande, en Angleterre et aux Etats-Unis pour continuer leur mission. La prière de Dom Jean Leuduger était exaucée : quand on lui donnait une mission dans une paroisse près de la Manche, il disait en larmes : " Oh, comme je souhaiterais de tout mon cœur pouvoir traverser les flots et mettre pied sur une terre afin d'aider les bons prêtres qui vont là-bas au péril de leur vie. " (Bouquet de la Mission).

Il semble tout aussi significatif que nos deux patrons le Saint Esprit et Notre-Dame nous aient envoyé deux congrégations religieuses, nommées respectivement, les sœurs Notre-Dame de Briouze, une congrégation plus jeune, et une plus ancienne  les sœurs Hospitalières du Saint Esprit, de Poligny, apportant le Saint Esprit et Notre-Dame, nous permettant d’accroître nos forces.

Le concile Vatican II dans les années 60 a émis un document concernant le renouveau de la vie religieuse : le Pape demandait aux religieux apostoliques d'ouvrir des missions dans les pays en voie de développement. Les trois Provinces -France, Angleterre et Etats-Unis- ont ouvert une mission au Cameroun, au Nigéria et en Amérique latine ; des sœurs ont été envoyées pour travailler dans ces différents pays -jusqu'à dix pour cent des sœurs de la province d’Angleterre ont participé au développement de la mission nigériane, certaines y ont passé plus de trente ans- : cela signifiait que les nouvelles missions se sentaient en confiance puisqu'elles avaient l'aide des sœurs pour ouvrir des écoles, des hôpitaux, et exercer des travaux similaires aux œuvres originales de la congrégation à ses débuts. Des noviciats furent aussi ouverts sur ces terres… et la congrégation s’y développa jusqu’à devenir des Vice-Provinces.

La dernière lettre du Conseil général nous indique que, dans un avenir proche, nous entrerons dans une nouvelle ère. Cette ère sera susceptible de nous faire passer de l'arbre "international " à l'arbre "global" ! La distance ne sera plus un problème compte tenu de la révolution technologique que nous connaissons à l'heure actuelle ; les distances ne seront plus qu'à la portée d'un clic ; notre communication se fera à travers les médias sociaux, nous pourrons alors converser avec des sœurs à l'autre bout de la planète avec grande facilité et beaucoup de satisfaction. Nous avons maintenant des sœurs spécialistes en technologie qui seront capables de fournir la technologie nécessaire afin de réunir toutes les sœurs à travers l’espace, comme le font déjà les évêques. Grâce aux moyens de communication, sans quitter notre pays, nous pourrons échanger directement entre nous. Nous serons capables, à ce moment-là, de mettre en pratique l'encyclique Laudato Si du pape François dans son plaidoyer pour sauver notre planète

Notre Règle de Vie nous dit qu' " il n'y a pas de mission sans adoration ... " RL. Art. 12. Etant donné la démographie de l’Arbre fondateur, il pourrait y avoir maintenant plus de temps pour la prière contemplative et, vivant toujours notre mission de Filles du Saint Esprit, soutenir celles qui sont dans les champs de mission.

Sœur Josephine Egan FSE - Province EIW. Publié le 23 février 2018



Filles du Saint-Esprit 15 bd. Sebastopol 35101 Rennes Cedex 2 France

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