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Renée Burel, 3ème centenaire
2 - La Maison de la Charité du Légué


Article précédent. Nous avons laissé Marie Balavenne, Charlotte Corbel et Mauricette Majol devant le tombeau où Renée Burel vient d’être inhumée, dans le cimetière de Plérin, le 20 juin 1720.

Que faut-il admirer le plus ? La foi de ceux et celles qui ont continué à croire à l’aventure commencée en 1706 au Légué -Le Légué, port situé en Bretagne, France,  entre les villes de Saint-Brieuc et Plérin- ? L’arrivée, dès 1721, de deux jeunes femmes : Marie Allenou de Grandchamp et Louise Desbois ? La rencontre avec le Comte et la Comtesse de la Garaye, qui les lanceront avec compétence dans la grande aventure des soins aux malades des campagnes ? La contagion des bonnes idées qui, autour du Parlement de Bretagne, éveilla chez des hommes et femmes de bonne volonté le désir de venir en aide aux populations vivant sur leurs terres de Saint-Herblon, Marzan, Saint-Pol de Léon, Quimper, Trévé, Lanvellec, Blain, etc. etc. ? Ou encore, le coup de pouce initial de Jean Leuduger ; le soin pastoral de Yves Allenou de la Garde, Recteur de Plérin au temps de la fondation ; l’accompagnement fidèle et avisé, ensuite, de René-Jean Allenou de la Ville Angevin ?

Renée Burel n’a rien vu de cet avenir, encore enfoui dans le simple quotidien du Légué. Et pourtant, dès le début, elle n’en doutait pas : d’autres viendraient et prendraient la relève. Elle leur fait confiance, en léguant ses biens non seulement à ses chères sœurs associées Marie Balavenne et Charlotte Corbel, mais aussi à celles qui après elles continueraient à prendre soin de l’œuvre commencée…

Elle n’a rien su de l’Approbation donnée en 1733 par l’Evêque de Saint-Brieuc, où Marie Balavenne est approuvée comme principale maîtresse de la Maison et école charitable. Elle n’a rien su de la discrète allusion des 12 Conseillers administrateurs de la paroisse (les Fabriciens), rappelant que Renée Burel en fut la première principale.

Le secret de Renée ? Quels désirs travaillaient son cœur quand, plus jeune, elle demanda à être reçue dans le Tiers-Ordre de Saint-François ? Qui l’avait attirée au Légué et aidée à percevoir, dans la simple vie donnée de Marie Balavenne, les prémices d’une aventure plus large où elle aussi trouverait son bonheur, déploierait ses talents, et fonderait avec elle la 1ère école de Plérin pour les filles ? Le discret Jean Leuduger, absent aux obsèques, aurait pu le dire, peut-être.

Le secret de Renée Burel ? Au-delà de son environnement familial porteur, de ses qualités personnelles, de sa formation, de la merveilleuse complémentarité avec Marie Balavenne (cf Règle de Vie n° 51), de la fraternité vécue avec Charlotte Corbel et Mauricette Majol, n’y-a-t-il pas la force de l’Esprit-Saint, Amour du Père et du Fils, et la confiance en Marie Immaculée, sous les signes desquels elle tint à rédiger son Testament (5 juin 1718, jour de la Pentecôte ; 8 décembre 1718). Pour l’amour et le service des pauvres, des malades et des enfants.

A suivre

Les membres de la Famille Spirituelle sont invités à relire avec profit l’étude parue dans le NEWS n°75 de novembre 2019 sous la plume de Angèle Blanchard.

Sœur Anne-Marie Tromeur - Service des Archives FSE. Contact : courriel popup - Publié le 11 juin 2020.  



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