La première pluie

Notre pays, le BURKINA FASO, connaît deux grandes saisons : la saison sèche et la saison des pluies.
Au Sud-Ouest, dans la commune de Bondigui, la nuit du 22 au 23 mars 2026, nous avons eu une première violente pluie. Cette pluie, accompagnée d’une forte rafale de vent, a décoiffé des maisons, déraciné des arbres fruitiers et détruit des tentes et des magasins sur le marché. Une personnea vu le toit de sa maison s’envoler. Deux enseignants du primaire et du lycée ont également vu se disloquer leur toit de tôles !

Notre communauté n’a pas été épargnée ! Vers 20h, alors que nous étions en détente communautaire à l’extérieur de notre réfectoire, par un léger souffle de vent et le grondement du tonnerre, nous avons senti la pluie venir…  En moins de dix minutes, une forte pluie est survenue avec un vent très violent : nous nous sommes rapidement réfugiées dans le réfectoire, inquiètes pour nos bâtiments. Chacune priait en elle-même pour qu’il n’y ait que le moins de dégâts possible !

Et voici Wiéga, le chien -dont le nom signifie ‘paix’, nous signalait déjà quelques ravages !… Du côté ouest du réfectoire, une branche du « néré » est tombée sur notre clôture nécessitant une réparation urgente car là se trouve la porte de sortie de nos animaux : nous avons rapidement érigé une barricade de branches d’arbres épineux. Le vent a fait tomber presque toutes les mangues non-mûres ! Deux arbres ont été déracinés : le néré et l’anacardier. Le néré nous donne beaucoup de ses fruits pour faire du Soumbala, -condiment pour assaisonner nos repas burkinabè-, et l’anacardier qui attire les enfants de l’école et de l’église pour festoyer de ses fruits et nous garantit de ses noix pour soutenir notre activité génératrice de revenus (RGA). De plus, cet arbre accueille la fraternité des couples catholiques pour leur réunion mensuelle et il atténue la chaleur des rayons solaires sur notre bâtiment : nous l’appelions le « réfrigérateur de notre réfectoire » ! De plus, nous apprécions la belle mélodie des oiseaux qui l’utilisent pour se reposer, se rétablir et continuer l’œuvre de leur procréation.

Nous remercions Dieu parce que le Saint-Esprit était fortement à l’œuvre : il a épargné le bâtiment du réfectoire ! Nous utiliserons tout le bois tombé non seulement pour le chauffage mais aussi pour cuisiner notre « magie locale » qu’est le Sumbala ! Bien que le vent ait causé des dégâts, l’eau de la pluie a arrosé nos arbres et légumes du jardin !
En communauté, nous avons décidé de planter quatre arbres fruitiers pour remplacer tout ce qui a été détruit.

La communauté de Phariyago : YAMEOGO Edith et KAM Nathalie.
Publié le 28 mars 2026

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